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V comme... Valeurs...

 

 

Que voulons-nous transmettre à nos enfants et que transmettons-nous ?

 

Nous transmettons, presque involontairement les valeurs essentielles qui nous ont été transmises et desquelles nous ne doutons pas :

 

o le respect de la règle et des institutions ;

 

o le combat intérieur contre l’envie et la jalousie : la fameuse convoitise, savoir se contenter de ce que l’on a (relire la parabole du fils prodigue) ;

 

o le respect pour l’effort et le travail : travailler à s’améliorer (voir la parabole des talents) en aidant et en favorisant les dons individuels de chaque enfant, en valorisant leurs efforts plus que leur réussite, en les accompagnant plutôt qu’en imposant.

Maître mot de l’éducation selon nous, peut-être est-ce une valeur nouvelle par rapport à l’éducation reçue, c’est la confiance à renouveler : comme Dieu a confiance en l’homme libre de ses actes ;

 

o la tolérance, comme ouverture d’esprit à la différence, avec toutes les déclinaisons qui vont de soi comme le refus des comportements xénophobes ;

 

o la compassion, que l’on retrouve dans les Béatitudes, qui appelle l’homme à reconnaître en chaque homme une image du Dieu d’Amour et à aller à sa rencontre : "Ce que tu fais à ton prochain, c’est à moi que tu le fais". Dans les actes, ce sont toutes les actions caritatives ;

 

o l’esprit critique : valeur issue plutôt de l’environnement sociétal (mai 68) et d’une Eglise renouvelée par Vatican II ;

 

o le partage : une famille nombreuse permet un entraînement journalier à cet exercice de plus en plus difficile dans une société où règne l’individualisme ;

 

o la justice : plutôt celle du coeur avec toute la part de subjectivité qu’elle comporte car la justice dans notre société se durcit à en devenir inhumaine. Demander aux enfants, par exemple, de se mettre à la place de l’autre est un excellent moyen de leur faire sentir l’autre comme un deuxième soi-même, comme un frère : "aimer son prochain comme soi-même".

 

Comment transmettre ?

 

Pas par la contrainte ni la persuasion, car, avec ces méthodes, on risque de déclencher une résistance de la part des enfants et encore plus des adolescents.

Il faut donc faire appel à leur libre arbitre, leur faire confiance, savoir répondre et être disponible, accompagner plutôt que diriger.

Plus qu’un grand discours, les jeunes retiennent l’exemple de leurs aînés : importance capitale du comportement exemplaire : "Fais ce que je dis, mais ne fais pas ce que je fais" : ça ne marche jamais !

 

Conclusion :

 

Pour se construire, le jeune a besoin de références, quelles qu’elles soient, transmises dans un climat de confiance et d’amour. Car le pire, pour un jeune, est de ne pas avoir de référence du tout. Quitte, par la suite, à les accepter ou à les rejeter.

Si vous nous demandez de résumer en quelques mots "Comment faites-vous ?" nous répondrons comme beaucoup de parents : "On fait ce qu’on peut" car, s’il est un domaine dans lequel il faut savoir garder une grande humilité, c’est bien celui de la transmission.