plume

Français

Les écrivains en herbe 2018-2019

 

LE CAUCHEMAR EFFRAYANT…

 

 


55318971 55318971  Mes parents et moi allions pique-niquer à l’avant du bateau. Ma mère sortit le sac de provisions du coffre. Je pris mon sandwich puis le mangeai. Une fois fini, je m’installai sur la banquette arrière pour mieux voir le paysage qui disparaissait peu à peu déformé par la brume. Je levai les yeux vers le ciel, je vis, au loin, un énorme nuage noir qui s’avançait dangereusement vers nous. C’est alors que je me suis mis à crier : « Une tempête ! Une tempête ! » Assis, le doigt tendu devant moi, je réalisai soudain que ce n’était qu’un rêve, réveillé par le son du réveil. Je me levai tout étourdi, encore choqué de ce que je venais de vivre. Ce rêve me laissa tout de même une mauvaise impression…

 

Je descendis prendre le petit-déjeuner. J’étais en train de boire un chocolat chaud quand ma mère arriva :
« Bonjour Harold, bien dormi? dit-elle avec sa voix endormie.
- Coucou maman, non...Pas vraiment. J’ai fait un cauchemar, répondis-je, apeuré.
- Oh, ce n’est pas grave mon petit ! ça ira mieux sur le bat…
- NON ! Criai-je en lui coupant la parole. Ma mère, étonnée par ma réaction partit avec un sourire en coin.»
Une heure plus tard, je lui expliquai que je voulais rester chez mamie Jeanine. Elle accepta…
Cela faisait maintenant sept heures que j’étais chez elle. Nous mangions quand le téléphone sonna. Mamie répondit et mit le haut-parleur :
« Allô ?
- KRKRKR…
- Pardon, je ne comprends pas? dit-elle agacée.
- Mais mamie ouvre tes oreilles, c’est maman ! Je lui pris le téléphone des mains.
- Mais heu ce n’est pas possi…
- Bon donne-la moi ! Allô maman, ça va ? Tu me manques, tu sais !
- Oui mon enfant, oui… Ce n’était pas sa voix mielleuse habituelle, non, elle était froide et calme. Elle avait sûrement la voix cassée. Je repris :
- Tu peux me passer papa s’il te plait?
- Non, il ne peut pas, moi non plus d’ailleurs. Au revoir mon fils… » BIP BIP BIP.
Deux jours étaient passés depuis que ma mère m’avait parlé. Je me rendais sur la place pour acheter du pain. J’étais dans mes pensées quand, sans faire exprès, je fonçai dans un homme. Son physique ne m’était pas inconnu. Oui, c’était mon père. Je lui parlai, en vain. Il ne me répondait pas comme si il ne m’entendait pas.
« Mais papa, réponds-moi! » Je courus derrière lui et lui attrapai le bras. Contre toutes attentes, sa peau était fraîche alors que nous étions en juillet et que le soleil tapait sur le village. Il continua à avancer comme si de rien n’était. Alors je me retournai vers la boulangerie. Mais pourquoi avait-il réagi comme cela ? Était-il fâché contre moi ? Je rentrai à la maison en colère et triste en pensant encore à la réaction de mon père.
Je me réveillai en sursaut. Cela faisait une semaine que je faisais ce cauchemar avec le bateau et la mort de mes parents qui m’angoissait. La porte grinça, je me levai doucement. La lumière s’alluma toute seule et je sentis une odeur nauséabonde. Je réussis malgré la peur, à prendre mes jambes à mon cou et à me cacher en dessous de ma couette, tremblant de peur.

 

Mes idées étaient confuses. Des sueurs froides m’envahissaient et j’avais toujours cette impression de mal de mer, s’ajoutant à cela cette odeur persistante de vase pourrie.

 

Soudain un trou noir, la sensation de tomber dans le vide et puis mon corps qui tremblait sans pouvoir s’arrêter. J’étais trempé comme si je venais de sauter à l’eau.

 

C’est alors qu’une faible lueur apparut, qui me semblait très lointaine. Tout paraissait trouble, et puis une voix…
Je me réveillai, je vis, que j’étais dans une pièce toute blanche. Cette odeur ne m’était pas inconnue. Je ne comprenais pas pourquoi maman n’avait pas décoré la pièce avec des décorations de Noël. Pourtant elle le faisait tous les ans. Que c’était aseptisé !
« Toc ! Toc ! Toc ! »
-Coucou mon chéri, c’est mamie ! J’ai eu tellement peur ! Cela fait trois mois que j’attends ton réveil !
Depuis ton accident, tu étais plongé dans un profond coma, empêchant tout contact avec nous. Malgré le pessimisme des médecins, nous sommes restés confiants et puis…
Soudain le téléphone sonna. Je décrochai.
« KRKRKR… »

 

 

Zoé, Victorine, Matteo, Eliott

 

 

 

 

 

LA JEUNESSE N'EST QU'UNE ILLUSION

 

 

85132586 85132586  

J'enfilai ma blouse, je pris un flacon de chlorure de potassium et un autre que je pensais être du dioxyde de soude. Je les disposai sur ma nappe blanche, je mis une éprouvette au milieu de la table couverte. Puis je versai les deux produits dans l'éprouvette, je m'attendais à un précipité mais une ébullition apparut. Le récipient explosa à cause de la réaction chimique. Le gaz se dispersa et je tombai dans les pommes.

 

Deux jours après je me réveillai. Je me dirigeai vers mon miroir, je me mirai, j'aperçus des rides et des cheveux blancs. Je fus stupéfait mais je me dis que c'était un effet indésirable et éphémère du gaz. Je me déplaçai jusqu'à mon frigo, je l'ouvris et je m'aperçus que je n'avais plus d'eau, je décidai donc d'aller au supermarché.

 

Au retour je m'engageai sur une route isolée. Ma vision commençait à s'affaiblir, j'eus un accident en percutant un sapin. Ma trajectoire fut déviée à cause d'un nid de poule. Je descendis de ma voiture puis je l'abandonnais sur le côté de la route et rentrai douloureusement chez moi. Je me dirigeai vers ma salle de bain pour me soigner. En passant devant mon laboratoire je remarquai que mes souris avaient grossi.

 

J'enlevai le haut de mes vêtements, je fus stupéfait en regardant mon corps, mes veines ressortaient, ma peau était fripée. Je pris un kit de de me soigner mais cela fut très difficile. Mes mains tremblaient, comme si j'étais atteint de la maladie de Parkinson. En sortant de la salle bains, je fus étonné car une des souris qui avait une patte cassée ne l’avait plus.

 

Le lendemain en me réveillant je remarquai que mon bras droit était paralysé. Je descendis en courant pour me rendre au laboratoire. En rentrant dans celui-ci, je remarquai que mes souris étaient en train de courir alors qu’elles avaient inhalé le gaz.

 

Je décidai donc de piquer une de mes souris avec une seringue puis de m’injecter son sang en guise de remède car si je ne le faisais pas cela ne s’arrêterai jamais. Après l’injection, je tombai dans les pommes. Je me réveillai et remarquai que je n’avais plus mal au dos, ni à mon bras paralysé et j’accourus donc devant mon miroir. Je n’avais plus de rides mais il me restait une étrange cicatrice que je m’étais faite pendant l’explosion à cause d’un débris de verre. Je repassai devant les souris, elles étaient mortes…

 

 

Charlotte, Pierre, Max, Justin

 

 

 

UNE REALITE EPHEMERE

 


35917951 35917951  Il était dix-sept heures et demi, je repensais sans cesse à mon cauchemar qui était venu me hanter la nuit précédente. Cette image atroce et pourtant irréelle, m’avait profondément marquée. En me réveillant ce matin-là, j’avais laissé couler mes larmes par soulagement car ce n’était qu’un cauchemar. La sonnerie de mon téléphone me tira brusquement de mes pensées. C’était un appel de mon père qui me disait : « Coucou Louna,
je vais bientôt rentrer à la maison. »


Le temps passa, j’attendai patiemment le retour de mon père. Il devait rentrer tard dans la nuit, vers une heure du matin comme d’habitude. Vers vingt et une heures, les lumières s’étaient éteintes et rallumées aussitôt. A vrai dire, c’était un peu bizarre. Cela devait sûrement venir d’un problème d’électricité. Je partis me coucher et je me penchai sur ma table de chevet pour éteindre ma lampe quand mes yeux se posèrent sur une photo de moi avec mes parents. J’avais le sourire ce jour-là. Mes parents m’avaient emmenée dans un parc recouvert de plantes -dont le nom m’était inconnud’arbres majestueux, dont les troncs semblaient dominer tout ce qui se trouvait aux alentours, ainsi que de fleurs magnifiques avec des couleurs flamboyantes. Un endroit où tout semblait parfait et où le bonheur nous entourait. Je repensai à ce jour où tout allait bien. Maintenant, il ne me restait plus que mon père ! Ma mère nous ayant quittés pour aller s’installer dans un autre pays, soi-disant parce qu’elle avait besoin de prendre du recul.
Repenser à tout ça m’avait chamboulé, puis très vite le sommeil s’empara de moi.

 

Dans la nuit, je fus réveillée par une voix qui m’était familière. Je me redressai sur mon oreiller et je vis ma mère assise sur le bord de mon lit. Elle me regardait du même regard doux qu’elle avait quand j’étais petite. J’étais étonnée de la trouver là en plein milieu de la nuit, en face de moi alors qu’elle devrait être chez elle. Je regardais vers la porte, la lumière de l’escalier que j’avais laissée allumée pour mon père avait été éteinte, j’en déduisis qu’il était passé une heure du matin et que mon père était rentré et parti se coucher. Je me retournai vers ma mère et lui demandai : « Maman ?
Qu’est-ce que tu fais ici ? »
- Je suis venue pour te voir ma puce, répondit-elle avec un grand sourire. Tu me manquais.
- Mais tu n’es pas censée être chez toi loin de nous au lieu d’être ici assise sur mon lit au beau milieu de la nuit sans même nous avoir prévenus ?
- Tu n’es pas contente de me voir ? »

 

Cette question me frappa. Bien sûr que si j’étais contente de la voir, elle me manquait tellement. Son départ m’avait tant bouleversée. Il ne me restait plus que mon père, je n’avais plus ma mère sur qui compter. Je fus soudainement arrachée à mes pensées par la voix de mon père qui fit
irruption dans ma chambre.
« Louna ? Tout va bien ? Je t’entendais parler depuis ma chambre.
- Oui, c’est maman…… »
Je me retournai vers l’endroit où se trouvait ma mère juste avant que mon père n’arrive. Elle n’était plus là, rien ne montrait qu’elle était venue. C’est comme si elle s’était volatilisée.
« Tu es sûr que ça va ? demanda mon père en me regardant d’un oeil interrogateur.
- Je te jure papa, elle était là devant mes yeux ! C’était maman, elle était là !
-Tu dois être fatiguée. Rendors-toi. Dit-il en repartant dans sa chambre.

 

Cinq jours plus tard, c’était la rentrée, mon père me déposa comme chaque matin devant mon lycée et j’attendais qu’il parte pour son travail. Un jour, je décidai de ne pas aller en cours pour rejoindre ma mère au jardin public de la ville. Je lui parlais de tout et de rien, les passants qui marchaient me regardaient bizarrement.

 

Une fois rentrée chez moi, je me rendis compte que mon père me regardait. Il me demanda d’une voix sévère :
« La secrétaire de ton lycée m’a appelé pour me prévenir de ton absence.
Où étais-tu ? »
Une sueur froide me coula dans le dos, je ne savais pas si je devais lui répondre, mais ne voulant pas lui mentir, je lui racontai :
« J’étais partie me promener avec maman au jardin public. »
- Mais Louna, ta mère n’est pas ici ! Je vais prendre rendez-vous avec le psychologue, il faut que tu parles avec quelqu’un. »

 

Un mois plus tard, je patientai dans la salle d’attente. J’étais terrifiée à l’idée de voir le psychologue. La porte s’ouvrit et on me dit d’entrer.
Le rendez-vous dura à peu près deux heures, il m’avait posé un tas de questions auxquelles j’avais répondu franchement. A la fin de l’entretien, il alla voir mon père pour lui parler, puis il revint m’annoncer une nouvelle qui me coupa le souffle :
« Louna, ton père et moi avons pris la décision de t’emmener à l’hôpital psychiatrique. »

 

Après le rendez-vous, j’allai tout raconter à ma mère.
J’entendis la voix de mon père qui était au téléphone sûrement avec l’un de ses amis. Une des ses phrases retint mon attention :
« Mais enfin puisque je te dis qu’elle est folle, sa mère est morte ! »
Je me retournai vers ma mère une expression d’effroi sur le visage. Elle me souriait tendrement et se volatilisa, à sa place se trouvait son médaillon contenant notre photo de famille…

 

Estelle, Victoire, Maxence et Théo

 

 

 

 

 

LES VOEUX DE LA TERREUR

 

 

 

11972873 11972873  

La peur, c’est quelque chose d’effroyable, une sensation atroce, comme une décomposition de l’âme, un spasme affreux de la pensée et du coeur, dont le souvenir seul donne des frissons d’angoisse. Moi, la peur je l’ai ressentie il y a 15 ans, le 20 décembre 2000, mais tout commença réellement à partir du 5 décembre 2000. J’étais jeune, j’avais 25 ans.


C’était le jour de mon anniversaire et j’avais invité plusieurs amis, nous commencions la soirée par manger le gâteau puis j’ouvris mes cadeaux. Le premier cadeau était une chemise et le dernier était un télescope ! Nous buvions quelques verres… Il était 23h 00 et j’étais saoul, je l’admets. On finit par aller prendre l’air sur mon balcon quand, soudain, je vis une pluie d’étoiles filantes mais pas n’importe laquelle ! Elle n’arrivait que tous les dix ans, alors je fis un voeu : « Je voudrais que tous mes souhaits s’exaucent ».


Le lendemain, je me réveillai avec un mal de crâne, c’était un peu normal vue la soirée qu’on avait passée. Et j’avais oublié le voeu. Plus tard, je me rendis au bar pour acheter un ticket de loto, mais bien sûr, je savais que je ne gagnerais pas. Alors je dis : « Si seulement je gagnais… ». L’après-midi, je regardai le tirage au sort, quand on annonça mes numéros !!! Quelle chance ! Me voilà millionnaire, je n’y croyais pas !


Deux jours plus tard, je me rendis au supermarché pour faire mes courses, et je ne regardais pas les prix car maintenant j’étais devenu riche, mais en me rendant à la caisse, pour aller payer, quand le vendeur m’annonça le prix de 1000 euros je me dis : « J’aimerais tellement que les choses soient moins chères ! » Et tout à coup, deux zéros sur l’afficheur de la caisse enregistreuse s’effacèrent comme par magie ! Et le vendeur me dit : « Oups, excusez-moi j’ai dû me tromper, le prix est de 10 euros s’il vous plaît ». Je payai puis je rentrai chez moi, « perplexe » ; comment était-ce possible ? Et puis je ne pourrais l’expliquer, je me souvins de ce voeu que j’avais fait lors de la pluie d’étoiles filantes le jour de mon anniversaire. Je me demandais : « est-ce que mon voeu s’est réalisé ? » Pour vérifier si c’était le cas, je dis : « je voudrais me retrouver dans une villa au bord de la plage où il y aurait un chien qui garderait ma demeure ». Je sortis pour aller prendre l’air car c’était trop d’émotions pour moi de penser des choses pareilles et quand je sortis de chez moi, je découvris le bel horizon et la mer bleue. Ce fut un moment merveilleux ! Et par surprise, je vis un chien qui courait en ma direction. Quand il fut près de moi, il me lécha les pieds. Je trouvais cela un peu bizarre, je pensais avoir reçu un coup sur la tête et être en train de rêver.


Le lendemain à mon réveil, j’étais encore dans mon beau rêve, puis je me rappelai que lorsque j’étais petit, je voulais une batterie, mais malheureusement mes parents n’avaient pas assez d’argent pour me l’acheter. Alors je dis : « je souhaite avoir une cette batterie dont je rêvais tant et des voitures de luxe ». Aussitôt dit, aussitôt eu. Après avoir reçu cet instrument, je commençai à l’essayer et je jouai pendant des heures sans même voir le temps passer. Soudain on sonna à la porte. Je regardais ma montre et je vis 2h 05. Alors je me dirigeai vers la porte, je l’ouvris… et stupéfait, je vis Madame Corlina, ma voisine. Elle venait se plaindre du « tapage nocturne », alors je lui dis que j’étais désolé, mais elle ne voulait rien entendre ! Elle criait très fort, je pensais qu’elle allait réveiller tout le voisinage. Elle ne me laissait même pas parler pour que je puisse expliquer pourquoi je faisais tout ce bruit. Alors je pensai : « Si seulement elle s’asphyxiait pour que je ne l’entende plus car je suis sûr qu’elle faisait plus de bruit que moi !! ». Je lui dis au revoir et partis me coucher.
Le jour suivant, je me réveillais dans un état de « culpabilité » car l’altercation la veille avec Madame Corlina me rendait un peu triste. C’était vrai, je n’aurais pas dû jouer jusqu’à cette heure tardive. Alors j’allai m’habiller et je pris mon courage à deux mains pour aller m’excuser auprès d’elle. Je découvris des ambulances, des pompiers, des policiers devant chez elle. Je courus vers sa maison et je vis Madame Corlina morte. Je posai la question à un des agents et il me dit : « Votre voisine est morte asphyxiée ». Là, j’avais tout de suite compris que mes paroles dites la veille au soir avaient eu des conséquences envers ma voisine. Je ne savais pas pourquoi, je commençais à pleurer et à regretter tout ce que j’avais dit, une peur effroyable est venue me glacer le sang. Le lendemain, j’allai voir sa famille pour lui présenter mes condoléances. La nuit tombait et j’allais me coucher. Un grand sursaut et des sueurs froides me réveillèrent en pleine nuit, interrompant mon rêve où je ne voyais que Madame Corlina qui n’était pas morte et que tout ce qui était arrivé était irréel. Et je commençai à rire et à rire jusqu’à ce que je me rendorme.
A mon réveil, j’éprouvai une curieuse sensation, je ne savais plus ce qui était vrai ou faux. Plus le temps passait, plus je regrettais mes voeux, c’était comme si le diable me possédait ! Alors je commençais à crier : « Si seulement tout ça ne s’était pas produit ». Alors, je partis m’asseoir sur mon long divan en écoutant le discours du président à la télé. Il avait décidé de tripler tous les impôts ! Alors une colère m’était venue soudainement et je commençais à dire : « qu’est-ce qu’il m’énerve cet homme, il n’est pas digne de diriger ce pays, je voudrais qu’on le kidnappe ! » Alors, je changeai de chaîne quand on annonça à la télé que le président avait disparu comme par magie, qu’on l’avait kidnappé, et moi, j’étais fier, j’avais rendu un service au pays. Mais après plusieurs réflexions, qui gouvernerait le pays ? Qui donnerait les ordres aux forces de l’ordre ? Et je me rendis compte que je devais réfléchir avant de souhaiter mes voeux.


Le lendemain, Aline ma soeur vint me rendre visite, mais comme à chaque fois, elle n’arrêtait pas de me rabaisser. Et tout l’après-midi, elle n’arrêtait pas de me critiquer. Le soir, ma colère commençait à monter et je lui dis de partir et que je serais content si elle mourait ! Je claquais aussitôt la porte derrière elle et partis me coucher ! Le jour suivant, dans la journée, mon téléphone sonna et soudain on m’apprit que ma soeur avait eu un accident et qu’elle était décédée !! Je n’y croyais pas, je pensais que c’était Aline qui avait demandé à une de ses amies de me faire une blague. Tout à coup, je repensai aux paroles que je lui avais dites et je me souvins de : « qu’elle devait mourir » alors je commençais à paniquer. Je partis aussitôt en espérant que c’était toujours une mauvaise blague. Arrivé à l’endroit exact je vis des ambulanciers transporter un corps, alors je leur demandai si je pouvais voir le corps. Ce n’était pas Aline et j’entendis une voix familière que je reconnus immédiatement, c’était ma mère. Elle était en larmes et un peu plus loin, je vis un deuxième corps qui était bien celui de ma soeur. Je m’effondrais dans les bras de ma mère. J’allai voir le corps mort d’Aline, elle avait le visage triste et je lui demandai pardon d’avoir dit ces mots que je ne pensais pas.


Deux jours plus tard après avoir fait l’enterrement de ma soeur, je me rendis sur internet pour essayer de trouver une solution à ce problème qui me faisait de plus en plus peur toutes les nuits, je pensais au malheur que je faisais tous les jours. Alors j’appris que l’on pouvait annuler la malédiction en attendant la prochaine pluie d’étoiles filantes qui n’arrivait que tous les dix ans et qu’il fallait abandonner, vendre ou donner ces voeux.
Pendant que les dix années s’écoulaient des personnes que je ne connaissais pas me regardaient dans la rue et me disaient : « c’est bientôt fini, mais ça va vite recommencer » avec un sourire démoniaque… C’était le grand jour, il était 23h et l’évènement commençait, j’avais fait comme le site m’avait dit. J’avais vendu ma villa, mon chien, mes voitures, j’avais donné tout mon argent à une association pour les SDF, ma batterie, je l’avais aussi donnée à un petit garçon qui m’avait regardé avec un regard glacial et un grand sourire et il me répétait « c’est bientôt l’heure de revenir à la réalité ». Cela avait été très difficile de ne pas faire de voeux pendant les dix années, mais je ne vis pas d’étoiles filantes, j’étais bloqué dans cette affreuse situation !! Je commençais à stresser, à transpirer…


Soudain, je me réveillais en sursaut, plein de transpiration. Heureusement, toute cette histoire n’était qu’un affreux cauchemar, je regardais ma montre… midi ! Je n’étais pas du tout prêt pour mon anniversaire de ce soir-là. Mes amis arrivaient et on commençait à manger, puis vint l’heure du gâteau et des cadeaux. Le premier était une chemise et le dernier était un télescope ! Nous buvions quelques verres… Il était 23h 00 et j’étais saoul. On finit par aller prendre l’air sur le balcon quand soudain, je vis une pluie d’étoiles filantes mais pas n’importe laquelle ! Elle n’arrivait que tous les dix ans, alors je fis un voeu : « Je voudrais que… ».

 

 

Ombeline & Soledad